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Hugh Weiss

Hugh Weiss

Peintre, dessinateur et graveur d’origine américaine naturalisé Français, Hugh Weiss (1925-2007) est souvent associé à la Figuration narrative. Mais il défie toute classification, reste libre de tout dogmatisme et appartenance à un groupe, se révélant absolument unique. Son œuvre est aujourd’hui présent dans de nombreux musées français et étrangers.
Né à Philadelphie en 1925, Hugh Weiss est le fils d’un fabricant de drapeaux et ” pavoiseur ”. Toute sa vie, il va néanmoins prouver un goût certain pour l’anticonformisme. Très tôt passionné par l’art, il persuade sa famille de le laisser entreprendre des études artistiques. Boursier de l’Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie, il est admis à la Fondation Barnes. Diplômé en arts plastiques, il suit aussi une formation en histoire de l’art. Pendant la seconde Guerre mondiale, Hugh Weiss est envoyé dans les îles du Pacifique, il sert sur des bateaux de débarquement. Les souvenirs douloureux de cette période, les images de corps morts, démembrés, flottant sur la mer de Chine, hantent ensuite ses peintures.

Femme-cage

Après la guerre, plusieurs bourses et prix, notamment l’aide aux GI démobilisés, lui permettent de voyager en Europe et de s’établir définitivement à Paris en 1948. En 1949, il y fait la connaissance de la photographe Sabine Weber, qu’il épouse un an et demi plus tard.

Dans sa peinture transparait alors l’influence de CO.BR.A. Bien que gardant ses distances avec la scène artistique parisienne, il devient le mentor de la jeune Niki de Saint-Phalle.

En 1964, année de naissance de sa fille Marion, apparaissent dans ses toiles les premiers biplans mous. Au fil des années suivantes les autres éléments fondamentaux du vocabulaire plastique de l’artiste se succèdent : les chutes d’Icare, les fauteuils (1966), les cages, fauteuils-cages, femmes-fauteuils-cages (1968), les éléphants (1974), les architectures (1978), cathédrales, coupoles (1980)… ainsi que tout un bestiaire et des figures humaines dont de toute évidence des autoportraits.

En 1985, lors d’un voyage en Egypte, Hugh Weiss est frappé par la symbolique de la barque sacrée et de la traversée. Celle-ci va jouer un rôle important dans les dernières années de sa carrière, trouvant une résonance dans les épreuves que traverse alors l’artiste, en lutte contre la maladie qui l’emporte. Charon et la traversée du Styx deviennent alors un thème récurrent, non sans évoquer en écho les barges de la mer de Chine des années de guerre.

Je n’y vois pas d’inconvénient

Les peintures de Hugh Weiss évoquent parfois l’univers de Bosch ; elles sont dynamiques et colorées, aux frontières du fantastique, souvent inquiétantes mais dotées également d’un sens de l’humour grinçant. Ce sont autant de voyages imaginaires, des rêves hantés par les souvenirs de la guerre, mais aussi marqués par l’amour de l’artiste pour l’Inde, qu’il visite en 1975 et en 1986. Naturalisé français en 1995, Hugh Weiss s’éteint à Paris en 2007.

Dès 1950 à Paris, Hugh Weiss a eu l’honneur de nombreuses expositions personnelles en France et aux Etats-Unis. Son travail a été régulièrement présenté au Japon grâce au soutien indéfectible de la Nippon Gallery (Tōkyō). En 2000, Gérard Durozoi a publié chez Somogy une monographie, catalogue raisonné qui fait autorité. Le même auteur a préfacé le catalogue de l’exposition Hugh Weiss organisée par Solstices à Lille en 2006.

1. Hugh Weiss, Femme-cage, octobre 1973.
Acrylique sur toile, 129 x 98 cm, signée et datée en bas à droite.

2. Hugh Weiss, Je n’y vois pas d’inconvénient, avril 1975.
Acrylique sur toile, 73 x 60 cm, signée et datée en bas à droite, titrée sur le châssis au dos.

 

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